Le
Carême,
ce temps de grâce
Le
Carême c’est d’abord, nous dit l’Évangile, le temps de
l’aumône. On aimera peut-être plutôt aujourd’hui, dire « le
temps du partage ». Partager son temps, sa joie de vivre, ses
responsabilités, ses idées. Et partager aussi son argent… pour
aider à vivre ceux qui sont dans le besoin. Regardez autour de vous,
et vous les verrez tous ceux qui font les frais de la crise
économique.
En
partageant, on rend service aux autres mais aussi à soi-même. On
regarde ailleurs que vers soi-même. Et donc, on vit mieux !
Le
Carême, c’est le temps de la prière. Pas comme un devoir, mais
comme un bonheur !
C’est
la joie de se tourner vers Dieu… de dialoguer avec lui, de prendre
le temps de l’écouter dans sa Parole, mais aussi dans le cœur à
cœur avec lui, dans l’Eucharistie bien sûr !
Les
moyens sont nombreux pour que le Christ devienne ou redevienne un
familier. Ne laissons pas la relation se dégrader avec Lui… La
prière, c’est l’hygiène de la vie chrétienne !
Le
Carême, c’est le temps du jeûne !! Ce fait vieillot et
pourtant ça vise une habitude tellement ancrée dans notre société.
Ne
nous contentons pas du poisson des vendredis de Carême !
Le
jeûne, c’est ne pas se laisser conduire par tous les pièges qui
nous détournent de l’essentiel : c’est résister à tous
les petits désirs qui nous harcèlent au quotidien et qui nous
éloignent des véritables raisons de vivre, de tout ce qui peut
fonder notre existence et notre personnalité : d’une certaine
manière, c’est rester maître du jeu. De son jeu !
Pour
vivre tout ce que nous rappelle l’Évangile, le Carême est un peu
court finalement.
Aussi
n’attendez pas pour prendre le départ !
Jean-François
Bordarier, curé

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